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Jumeaux et plus 45

Pathway

Témoignage :

J'ai découvert l'allaitement avec mes jumelles.

Bien avant ma grossesse, j'avais décidé de ne pas allaiter. En effet, n'ayant pas pu le faire pour mon premier enfant pour des raisons médicales, je ne souhaitais pas qu'il ressente une différence de traitement.A l'annonce de ma grossesse gémellaire, j'avais encore moins envie d'allaiter; je m'imaginais passant mes journées avec un bébé accroché au sein. A force de persuasion de la part de mon compagnon (et mon aîné me disait « Mais maman ça m'est égal et c'est mieux pour les bébés ») tout doucement mon état d'esprit a changé et je décidais de tenter l'allaitement pour faire plaisir à mon conjoint. Nous étions tous les deux d'accord pour un allaitement mixte.A l'arrivée à la maternité, nous avons annoncé notre choix à l'équipe médicale. Accouchement par césarienne, mes filles sont placées en unité Kangourou, alors que je suis en salle de réveil.Après quelques pérégrinations, me voici dans une chambre proche des mes enfants, que l'on m'apporte et à qui nous donnons mon compagnon et moi, le premier ... biberon.Les jours suivant commencent l'apprentissage de l'allaitement pour moi et pour mes filles. Et là, les soucis ont commencé ; suivant l’équipe soignante et même à l'intérieur d'une même équipe, personne ne me disait la même chose sur la manière de procéder. Une puéricultrice me disait d'allaiter au bout de 20 minutes, qu'au delà cela ne servait à rien. Au changement de service, je me fais sermonner car j'avais retiré mon bébé après 20 minutes de tétée ... Bref c'était selon le fameux dicton : « attendre le contre ordre qui confirme l'ordre », il y avait aussi la sage femme qui me disait qu'il fallait allaiter totalement ou pas du tout et qu'un allaitement mixte ne servait à rien ... etc. ... Moi qui attendais des conseils et du réconfort dans ma détresse, j'étais servie ! Je n'avais qu'une hâte : rentrer chez moi avec mes bébés et me débrouiller seule.L'allaitement mixte n'a posé aucun problème à Amélie : la tétée avec elle était un véritable plaisir, tout en douceur ; c'étaient des moments à nous, forts d'émotion de voir ma fille prendre la vie. Elle rechignait d'ailleurs à prendre le biberon préférant très nettement le sein.Perrine très faible au début, prenait mieux le biberon (sans car cela allait plus vite). Par la suite très goulue, elle descendait son biberon plus vite que son ombre et espérait la même chose du sein : c'est dire si elle aspirait le mamelon, cela portait au cœur. La mise au sein était donc douloureuse mais cela se calmait au cours de la tétée. Comme cela durait plus longtemps, elle s'endormait sur le sein (pendant la tétée, il fallait continuer de s'occuper d'Amélie). Avait elle pris assez de lait ?C'était la question qui me souciait. Elle ne perdait pas de poids (peut être la grâce à la mixité), nous avons donc continué comme cela jusqu'à trois mois.

En fait, j'ai arrêté d'allaiter au moment où Perrine commençait à bien prendre le sein, mais j'avais moins de lait (personne ne m'avait alors expliqué que pour augmenter la production, il fallait augmenter la fréquence des tétées) et j'accusais une très grosse fatigue.

Au départ, très réticente à allaiter (mais pas sur le principe de l'allaitement), je ne regrette pas d'avoir cédé aux pressions de mon conjoint. Même si cela n'a pas toujours été facile, allaiter mes filles a été un grand moment d'émotion et de tendresse avec elle. Ce fut une découverte et une expérience que j'aurais aimé vivre avec un seul enfant pour mieux en profiter car mon plaisir d'allaiter a été atténué par la charge de travail que représente des jumeaux.

  • Mme RICHARD, maman de Christophe, Perrine et Amélie
  • source "Les Petits Mille-Pattes"-septembre 2001

Le témoignage du Papa

Nous n'avions pas pu nous rendre à la réunion sur l'allaitement à l'hôpital car ma compagne devait rester allongée. Je le regrette aujourd'hui, nous sommes arrivés à la maternité sans nous être véritablement renseignés ; nous avions glané quelques infos de ci de là. Si nous avions su, nous en aurions parlé avant avec notre médecin, nous nous serions documentés sur la question. Nous aurions du être mieux préparés.Au début, le fait d'avoir des informations contradictoires, nous a déstabilisé, surtout ma compagne qui a pleuré plus d'une fois dans sa chambre d'hôpital. Au retour à la maison, elle s'est débrouillée toute seule, le début a été rude, puis elle a trouvé ses marques (les enfants aussi). Quand je rentrais le soir et que je la voyais donner le sein, j'éprouvais une certaine jalousie, non pas au niveau des seins, mais de voir ce moment si intense entre la mère et l'enfant dont je me sentais exclu. La mixité m'a permis de donner le biberon à mes filles, même si ce n'est pas tout à fait pareil.

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